Lorsqu'un véhicule d'entreprise est verbalisé, le représentant légal doit indiquer qui le conduisait. Négliger cette obligation coûte nettement plus cher que l'infraction elle-même. Encore faut-il savoir qui conduisait : c'est là que l'affectation des véhicules, et le cas échéant la géolocalisation, prennent leur sens.
À retenir : payer l'amende ne dispense pas de désigner. Ce sont deux
obligations distinctes, et l'absence de désignation constitue une infraction autonome,
poursuivie séparément.
Ce que la loi impose
Depuis 2017, le représentant légal d'une personne morale doit communiquer l'identité
et l'adresse de la personne qui conduisait le véhicule au moment de l'infraction,
dans un délai contraint à compter de l'envoi de l'avis de contravention.
L'objectif du législateur était clair : mettre fin à la pratique consistant à payer
l'amende au nom de l'entreprise pour éviter le retrait de points du conducteur.
Les trois réponses possibles
1
Désigner le conducteur
Le cas courant. L'avis est réémis au nom du conducteur, qui supporte l'amende et le retrait de points éventuel.
2
Établir que le véhicule a été volé ou usurpé
Une plainte ou tout élément probant permet de s'exonérer, à condition de le produire dans le délai.
3
Déclarer ne pas pouvoir identifier le conducteur
Possible, mais l'entreprise doit alors justifier son impossibilité. Une flotte sans traçabilité des affectations se retrouve régulièrement dans cette situation — et ne peut rien démontrer.
Pourquoi tant d'entreprises ne désignent pas
Rarement par choix. Le plus souvent parce qu'elles ne savent pas qui conduisait :
les affectations ne sont pas tracées, les véhicules mutualisés circulent sans
réservation formelle, ou l'avis atterrit sur un bureau sans que personne ne se
sente responsable du traitement.
Le délai étant court, un avis qui traîne quelques semaines devient une infraction
supplémentaire. C'est un problème d'organisation avant d'être un problème juridique.
L'organisation à mettre en place
Tracer les affectations
Savoir à tout moment qui détient quel véhicule, y compris pour les véhicules partagés. C'est la condition de toute désignation.
Désigner un responsable du traitement
Un avis reçu doit atterrir chez une personne identifiée, avec une échéance claire. Sans cela, le délai s'écoule.
Informer les conducteurs en amont
La désignation surprend encore certains salariés. Le principe gagne à figurer dans la politique véhicule, connue de tous.
Décider de la refacturation
Certaines infractions restent à la charge de l'entreprise, d'autres sont refacturées. La règle doit être posée avant le premier cas, pas pendant.
Comment Operium traite le sujet
Les avis sont rattachés au véhicule et au conducteur affecté à la date de l'infraction.
La désignation se fait dans les délais, avec un suivi de ce qui reste à traiter — et la
refacturation au conducteur suit la règle que vous avez fixée.
Cette page présente les grandes lignes du sujet et n'a pas valeur de conseil juridique,
fiscal ou comptable. Les règles évoluent : pour une situation particulière, rapprochez-vous
de votre conseil.
Malus au CO₂, malus au poids, taxes annuelles, avantage en nature : les postes qui pèsent réellement sur le budget d'une flotte, et les décisions qu'ils imposent.